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 Hérésie, vous avez dit hérésie ?

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Arrivée : 20/07/2016
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MessageSujet: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Mar 18 Oct - 0:52

Jamais elle n'aurait pensé qu'il y aurait réellement une telle chose qui puisse apparaître dans la forêt d'Everfree. Pour Bonbon, la forêt était presque un berceau. Bon, un berceau qui essaie de t'étrangler à la naissance et qui contient toutes les choses que vous détestez le plus mais quand même... Non, la forêt d'Everfree était le terrain de jeu, le terrain de chasse de Bonbon depuis bien longtemps à présent qu'elle s'était dévouée à chasser les monstres de la surface d'Equestria pour venger la mort de ses parents et les blessures assénées à l'Agence et à l'honneur de Sir Rerum Novarum. Qu'aurait donc pensé le Sir s'il avait vu cela ? Il aurait sans doutes crié...

« Hérésie ! »

Moui... Ou plutôt non, là était le cri que poussa Bonbon entre ses dents serrées en découvrant cette porte étrange au cœur d'Everfree. Les rumeurs allaient bon train à Canterlot dans les auberges, des affiches volaient en tous sens dans les rues. "Un portail au milieu d'Everfree !" "Des disparitions étranges dans la forêt !" "Une nouveau danger venu d'ailleurs !" "Les extraterrestres nous attaquent !!" Même si la dernière option divertissait beaucoup l'esprit de commérage de la chasseuse de monstres, elle ne restait pas moins plus alertée par les premières rumeurs. Elle avait préféré faire l'impasse pourtant pour une fois. Elle ne voulait pas s'en mêler alors qu'elle avait mis tant de temps à se rapprocher de Célestia, rien ne lui disait que les portails la ramèneraient un jour à Canterlot, ou dans Equestria tout simplement. De plus, elle avait accepté de prêter sa protection à cette jeune jument du nom d'Aleksandra, la laisser seule au milieu de ce monde serait comme la donner en pâture aux loups tant elle semblait fragile et naïve. Elle suivrait le premier poney qui lui donnerait des bonbons. Enfin, ce n'était pas comme si la confiseuse c'était elle, donc le poney qui donne les bonbons... En fait c'était plutôt bien qu'elle suive le poney qui donne des bonbons, c'était même trèèèès bien.

Mais malgré la volonté de Bonbon d'éviter ces événements étranges, on ne peut fuir sa nature. La confiseuse se baissa pour prendre délicatement entre ses dents un carreau d'arbalète qu'elle arracha d'un coup sec de la tête d'un timberwolf. Celui-ci avait été complètement démembré par ses câbles métalliques. Elle activa un mécanisme de sa sacoche et aussitôt les câbles, tels des fils d'araignées refermant le piège de la toile sur leur proie, se replièrent en direction de la jument. Ils s'unirent, s'enroulèrent puis disparurent dans la sacoche de Bonbon alors qu'elle en détachait le crochet de son arbalète, en profitant pour retirer l'arme qu'elle se décida à ranger. Il n'y avait plus aucun son dans les environs. Pas un bruit, pas un vent. Cette chasse aux loups avait été fructueuse dans un premier temps, mais à présent même le pire des imbéciles pouvait voir qu'aucune bête ne rôdait dans les environs. Pas même le moindre petit insecte... Quelque chose dans les vibrations que cette forme provoquait semblait les faire fuir. Bonbon se tourna vers le portail étrange qui lui faisait face. Si elle avait songé tomber dessus par hasard...

« Alors c'était là que tu te cachais... Personne ne semble être dans les environs, et cela vaut mieux. La Princesse aurait dû établir un périmètre de sécurité pour empêcher les curieux d'y aller... Ces imbéciles n'auront que ce qu'ils méritent. »

Rangeant son carreau d'arbalète dans le conteneur à sa ceinture, Bonbon pivota sur deux sabots et écarta quelques plantes avant de se frayer un chemin à travers les fourrés. Il était temps de rentrer, cela faisait bien assez de chasse pour aujourd'hui, il fallait passer à la confiserie.

Groooo...

Bonbon frappa le sol du sabot, se figeant, campée sur ses quatre fers. Elle glissa un regard sur le côté. Ce portail... Elle avait l'impression qu'on l'observait à travers...

Groooo...

Est-ce que les autres membres de l'Agence auraient laissé faire cela ? Non, cela puait la magie à plein nez, et une magie on ne peut plus dangereuse. Sir Novarum avait raison : la magie était dangereuse, surtout lorsqu'elle devenait ainsi incontrôlable, il fallait l'arrêter...

GROOO...
« Tu l'auras voulu Bonbon si ça te retombe dessus ! YAAH ! »

En une fraction de seconde, la jument avait fait volte-face, bondit telle une biche par dessus les fourrés et en une glissade contrôlée au cours de laquelle elle s'arma de son arbalète elle plongea dans le portail comme dans l'eau d'un puits. Le silence...




Puis le réveil. Un plafond humide et putride, d'un gris noirâtre se dessinait dans l'obscurité. Les coins semblaient suinter d'une humidité trop longtemps laissée à l'abandon. C'était ainsi, il était difficile d'entretenir les recoins d'un toit de cave après tout. Oui, il semblait que c'était une cave, une vieille cave comme celles dans lesquelles les poneys adeptes des théories du complot se cachaient en prétendant fuir les esprits ou les extraterrestres. Finalement, la rumeur sur les extraterrestres tenait vachement la route ! Non Bonbon, laisse tomber les rumeurs, contente-toi du factuel. Même si c'est vachement drôle de lancer des rumeurs. D'ailleurs pour la peine elle en relancerai quand elle reviendrait. Elle trouverait bien une idée pendant qu'elle est coincée ici. D'ailleurs, elle ne se rappelait pas être tombée ou s'être couchée, pourtant elle était étendue sur le flanc au milieu de la pièce. Le sol était sec étrangement par rapport au plafond. Bien, au moins comme ça elle se remettrait les idées en place, oubliant un peu les extraterrestres et les fées le temps d'analyser la situation.

Se redressant, Bonbon observa les alentours. Oui, le sol était sec, pour tout dire on aurait même dit qu'il avait été récuré avec une attention toute particulière à tel point que les surfaces lisses aux pieds des meubles dépareillait avec celle rugueuse du centre de la pièce. Les meubles, parlons-en : ils étaient assez nombreux aux murs, une armoire par ici, un placard par-là, quelques tiroirs bien rangés dans un coin. Les murs étaient pourtant encore visibles, et à la grande surprise de la chasseuse semblaient aussi récurés que le sol. Quel maniaque ferait cela ? Justement, tu as trouvé le mot Bonbon : un maniaque. Mais oui tu es géniale. La jument se retourna, observant le reste des meubles avant de remarquer avec surprise une table juste devant elle. Tiens, elle avait failli être couchée dessus. Remarque, elle ne semblait pas confortable. Plutôt froide. Et solide. C'étaient des armatures en fer qu'il y avait dessus ? Classe. Vraiment classe. Avec l'odeur de métal et les senteurs âcres de rouille. Encore une cave de bricolage un peu glauque.

« Et pas de portail à l'horizon. »

Du moins, c'est ce que Bonbon tenta de s'assurer en le prononçant à voix haute. Non, pas de portail, ni dessus, ni dessous, ni derrière ou devant elle, nulle part, aucun portail avec un gazouillis adorable qui attendait qu'elle se jette dedans comme un demi-élémentaire malchanceux avec les puits. Juste le calme... Le silence... Le silence ? Non, il y avait un bruit au dessus. Visiblement, il y avait quelqu'un. Et je pense que la politesse voudrait qu'on aille se présenter non ? Sauf qu'il y avait des disparitions quand même dans l'annonce... Bon, okay Bonbon, tu peux flipper, t'inquiète, je veille sur toi. Oui je sais je sers à rien je peux au mieux coller des mots les uns après les autres mais je t'assure que je suis de tout cœur avec toi, avec les pompons et tout, j'ai même fait exprès d'écrire tard pour flipper avec toi. Bon, ça marche pas parce que je suis con et que j'écris de la merde, mais en fait peut-être que j'écris de la merde parce que je flippe... Bonbon leva les yeux au ciel en secouant la tête : ce n'était pas le moment de se plonger dans ses pensées, plus elle attendrait et plus elle prendrait de risques, il était moins risqué qu'elle dévoile qu'elle était cachée après avoir vu un poney inoffensif que d'être découverte bien en vue par une créature assoiffée de sang.

Alors il est temps de se cacher, et au plus vite. Bonbon se retourna et détailla les meubles autour d'elle. Une odeur de métal en réchappait, pourtant elle ne voyait pas tant de métal que cela dans la pièce. Certains de ces meubles devaient être pleins d'outils de bricolage. Se cacher derrière un meuble serait difficile, mais c'était une solution de secours au cas où. Pour l'instant, il fallait profiter du fait que les bruits pas n'étaient pas à deux mètres de la porte pour vérifier s'il y avait le moindre meuble ouvert avec de la place. Ce placard peut-être ? Cette armoire un peu haute ? Ou ce coffre dans un coin ?



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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Mer 19 Oct - 21:53

Plongée dans une obscurité seulement coupée par la lumière qui se faufilait une place entre les planches de bois qui formaient la porte de cette cave étrange, il n'était pas étonnant qu'une odeur grasse d'humidité flotte lourdement sur la gorge de quiconque inspirait l'air malsain de la pièce. Jamais aérée, cela était certain, la cave réunissait de nombreuses odeurs nauséabondes qui n'étaient pourtant pas le résultat d'un manque d'attention sur la propreté du sol. Au contraire, au milieu de la senteur putride des moisissures et du fumet métallique fortement présent qui caractérisait complètement l'endroit comme une sorte de boîte à outils fort bien ordonnée on pouvait déceler le très léger parfum du savon, un vieux produit de lavage de grand-mère qui n'avait plus à faire ses preuves, et qui pourtant était entaché d'une odeur, comme un arrière-goût dont on n'arrive pas à se débarrasser et qu'on n'arrive pas non plus à caractériser réellement. Une odeur proche du métal, et pourtant plus âcre encore.

Cette odeur n'était pourtant qu'un rideau, une première façade, une apparence qui vous accueillait tout d'abord avant même que vous n'ayez pu poser un avis ou la moindre pensée sur le reste. Puis, l'ambiance se laissait tomber lourdement sur les lieux comme un vieux chien épuisé dont le pelage trempé par la pluie lui pesait tant qu'il ne pouvait que trainer vaguement les pattes sur un sol crasseux. Une forte tension régnait dans ces lieux pourtant vides de toute présence physique, l'impression d'être constamment sur la pointe des sabots au bord d'un gouffre qui vous tirait vers ses abysses au moyen de cordes tranchantes nouées à votre cou et vos épaules. Il y avait comme une lourde présence dans l'absence de compagnie...

Quoique la compagnie n'était en effet pas bien loin. Un clapotis, clopin-clopant, clapotant et claquant, galopant incessant retentissait au dessus. Quelqu'un semblait faire les cent pas, partir d'un côté pour y revenir. Le plafond était de pierre, mais le bruit témoignait d'un parquet de bois qui devait être posé dessus, accueillant le cliquetis constant des sabots d'un individu qui ne tenait guère en place. Comme le tic-toc d'une horloge bien remontée, ce bruit rythmait l'ambiance des lieux. Avec chaque tic elle devenait plus légère, avec chaque toc elle se faisait plus lourde. Une attente sans réponse, constante. L'attente qu'à un moment peut-être le clop clop approcherait de la porte, mais pour le moment il semblait encore éloigné. L'était-il ?

Le bruit résonnait dans la pièce, mais plus encore contre les surfaces de métal : lorsque Bonbon s'approcha du placard, celui-ci opposa une forte résistance à sa volonté de l'ouvrir, mais ce ne fut pas le cas de l'armoire qui céda volontiers, dévoilant de nombreux outils de métal. Une scie, quelques couteaux, deux pieux de métal, un mélange de cuisine et de boîte à outil, à moins qu'il en soit fait l'usage de sculptures diverses. Les lames immaculées faisaient retentir le tic-toc du clapotis comme des gouttes sur une fenêtre. Ploc ploc. Il n'en fut pas de même après le grincement bruyant du coffre qui se trouvait dans la pièce. L'intérieur était rempli de tissus au milieu desquels il semblait y avoir de nombreux cuirs. Une odeur de renfermé s'éleva violemment du conteneur, comme un lion bondissant hors de sa cage pour dévorer la gorge du premier individu présent.

Clop clop. Tic toc. Le clapotis change, le claquement s'empresse, clopin-clopant galopant jusqu'à la porte. Tacatoc tacatoc, clac, une simple succession de bruit alors que la porte lentement s'ouvrait pour dévoiler à l'individu qui se cachait dans la petite cave...
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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Jeu 20 Oct - 1:21

Bonbon s'approcha d'un pas lent et prudent du placard. Il semblait imposant posé sur ce sol si lisse, les pieds étaient presque tordus sous son poids, elle devait contenir quelque chose. Certainement. Assurément ? Elle atteignait presque le plafond de la cave, ce plafond pas bien haut qui faisait friser sa coiffure par son humidité qu'elle pouvait presque ressentir dans sa nuque. Sa coiffure serait ruinée ! Bouh ! Bon, au moins elle avait bien mis en place son bandeau de cuir avant de partir, cela éviterait qu'elle ait les cheveux dans les yeux pendant son exploration, ce serait malheureux. Franchement, une exploratrice décoiffée, ça n'avait aucune classe ! Lentement, comme si le moindre craquement de son squelette pouvait réveiller quelque chose, Bonbon approcha son sabot des portes du placard. Tic. Toc. Attends non, c'est pas une horloge... Quelqu'un qui trotte ? En tous cas, c'était diablement angoissant ! La jument déglutit quand son sabot se posa sur la porte de bois...

« ... Fermé. Génial. »

Elle appuya une deuxième fois, se permis même le luxe d'y presser sa belle épaule pour tenter d'entendre un clic qui indiquerait que le meuble était juste un peu bloqué et qu'il s'ouvrirait à une plus forte pression, mais non. Il était bel et bien fermé et tirer des dents sur la poignée de porte aurait juste abîmé la dentition soignée de la confiseuse. Tant pis, un trésor en moins ! Elle chercherai la clé plus tard. Bonbon se retourna alors et marcha lentement jusqu'à l'armoire haute. Elle atteignait elle aussi presque le plafond, mais elle pensait voir un espace au dessus. La clé serait peut-être là-haut ! Ah, pas envie de grimper, c'était haut quand même. Chaque chose en son temps. Bonbon approcha le museau des placards élevés. Cette fois-ci, une simple pression et les portes s'ouvrirent.

« Du métal... Du métal partout, génial... Un accro aux outils en tous cas... »

Bonbon se mettait presque machinalement à dire à haute voix ce qu'elle pensait. Elle passa son sabot derrière les portes de placard et referma le tout tout en murmurant dans sa barbe, fort peu fournie vous vous en doutez puisqu'elle est une femelle et n'a donc tout au plus qu'un élégant petit duvet correspondant à la longueur du reste de sa robe et n'ayant donc pas le nom de barbe, mais comme c'est rigolo de l'imaginer avec une barbe à la Star Swirl de la couleur de sa jolie crinière bleue et rose je vais vous laisser avec cette image d'elle méditative tirant sur une magnifique moustache fournie au dessus d'une véritable barbe de Père Noël en sucrerie. Voilà, vous avez bien cauchemardé ? Moi ça m'a calmé, on continue la visite guidée. Il y avait ces escaliers qui montaient à l'étage vers une porte en bois, mais avant cela Bonbon remarqua ce coffre, un gros coffre qui lui semblait un peu ancien, en bois comme pour tout le reste. Il ne semblait pas scellé, la curiosité l'emporta alors et...

« Par Célestia ! »

Tentant de murmurer autant que possible ce juron, Bonbon accorda à peine un regard au contenu du coffre alors que le grincement de l'ouverture retentissait dans la pièce. Discrétion assurée, elle méritait bien son rang d'agent tiens ! Refermant un peu précipitamment la boîte, mais pas trop afin d'empêcher que le couverte claque sur le coffre, elle se retourna alors et son regard balaya une unique fois la pièce. Elle ne pouvait pas pousser les meubles pour se glisser derrière, les pieds sur le sol lisse grinceraient et très vite la personne qui arrivait au triple galop devineraient où elle se trouvait s'il n'était pas sourd. Impossible d'ouvrir cette armoire, et ce placard était trop plein pour elle, elle s'empalerai sur un des outils. L'idée du coffre ayant été éliminée dès le départ pour la même raison que le déplacement des meubles, et la table pour la stupidité d'une telle cachette, il ne lui restait qu'une solution : le dessus du placard.

L'endroit était exigu et un poney lambda n'aurait pas pu l'escalader, ce n'était pas le cas de Bonbon qui savait se montrer souple et surtout astucieuse. Sortant un de ses câbles de sa sacoche, elle y accrocha un petit grappin qu'elle jeta au dessus du placard de façon à ce qu'il s'accroche du côté opposé de la porte de la cave afin que la marque laissée ne soit pas visible. Avec un peu de chance, les lieux seraient assez sombres près du plafond pour qu'elle soit invisible, dans le cas contraire elle serait inaccessible le temps de prévoir une attaque. Sécurisant le grappin, Bonbon bondit - bon bond, haha - pour mordre le câble plus en hauteur et se hissa de quelques coups de sabot et grâce à sa souplesse tout autant que sa force au dessus du meuble. Elle se serra le plus possible contre le plafond et le mur, dans l'angle humide, se tapissant comme un chat sous un canapé observant l'arrivée d'un terrible inconnu.

La porte s'ouvrait en craquant...



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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Dim 23 Oct - 2:59

La porte s'ouvrit, lentement mais sûrement, avec un craquement sinistre. L'individu avait trotté un peu vite vers l'entrée à l'entente du grincement du coffre, mais c'est presque avec une précaution outrageuse qu'il poussa du sabot la lourde porte qui semblait faite d'un chêne sombre. La porte percuta le mur de bois, provoquant en second plan un bruit sourd et lourd surplombé par le tintement plus aigu mais tout aussi bref de la poignée en anneau qui rebondit et frappa contre le support de métal. Une ombre apparu dans la lumière que la pièce de l'étage faisait entrer dans la cave, l'éclairant de façon plus importante, laissa apparaître la couleur jaunâtre de l'humidité au plafond. L'étage semblait être celui d'une petite maison tout ce qu'il y a de plus normal, au parquet de bois et aux murs colorés, une ambiance festive qui libérait le doux fumet de gâteaux. Mais l'individu qui se trouvait sur le pas de la porte avait quelque chose de moins festif pour sa part dans sa robe de chiffon et sous ses crins sombres.

Sa robe de chiffon, en effet, et ce de la façon la plus littérale qui puisse être donnée : la créature avait une forme d'équidé, perchée sur quatre sabots, mais sa pose ainsi que ses mouvements avaient quelque chose de lourd et désarticulé sous une couche de tissus rapiécés dans les tons rosâtres, rougeâtres, boueux, des couleurs sombres et ternes qui couvraient tout le corps. Qui formaient tout le corps. Les sabots de la créatures étaient fait de métal, ce qui expliquait la cacophonie clopin-clopant et cliquetis qui retentissait plus tôt et qui à présent ponctuait la descente des marches de la bête dont la crinière rose sombre retombait sur le visage.

Elle descendit chaque marche avec des mouvements incertains et pourtant sans sembler un seul instant vouloir reculer, on aurait presque dit qu'elle rampait laborieusement sur le sol de pierre. La porte se referma lentement d'elle-même, la lumière fut chassée n'éclairant plus son corps. Le temps que l'accoutumance à cette obscurité soudaine soit faite, la poupée de chiffon avait atteint les dernières marches et trainait à présent ses sabots de métal sur le sol frotté. Un crissement retentit lorsqu'elle arrêta son pas, faisant trainer son sabot sur le sol en provoquant le cri strident de la pierre. Son museau tourna lentement vers le fond de la salle, et elle balaya du regard les environs. De longues étagères de placards dans le fond derrière l'escalier, une table de tiroirs dans le coin, le placard fermement verrouillé au centre du mur, la table au cœur de la pièce... et l'armoire élevée.

Elle eut un soudain sursaut. Est-ce que c'était normal d'avoir un poney perché en haut de son armoire ? Pendant un instant, sa mâchoire tomba de surprise et d'incompréhension face à cette situation, laissant apparaître une langue bifide de cuir qui resta bien rangée dans la gueule de l'animal qui pendant un instant semblait perdue dans la contemplation... de la bêtise de la cachette de Bonbon. Est-ce qu'elle se croyait réellement cachée en vérité, perchée en haut d'un meuble on ne peut plus carré alors qu'elle semblait si ronde ? Ses yeux de chat brillaient presque dans l'obscurité, en vérité cela aurait presque mis mal à l'aise l'entité d'être regardée comme une souris... Presque. Mais franchement, quelle cachette stupide.

Mais alors, la créature referma lentement sa mâchoire, et les tissus qui formaient ses lèvres se séparèrent lentement, les points de couture se tendant et laissant apparaître des dents acérées. La crinière sombre de la bête se sépara sous la pression des zygomatiques, si tenté que cette poupée de chiffon en ait réellement. La masse de cheveux laissa alors apparaître deux boutons dorés qui ornaient le regard de la créature. Ils ne semblaient même pas être ses yeux, ils semblaient être cousus sur ses yeux, laissant suinter de fines gouttes vermeilles sous la couture. Le cuir rosé de la robe de chiffon du poney se plissa aux coins de ses boutons et de part et d'autre de ses deux rangées de dents dont l'ivoire était caché dans l'obscurité formée par la lumière qui ne frappait que le dos de l'équidé de chiffon. Une ombre noire flottait sur son visage et ses sabots de métal rouillé.

« Oh ? Ohohoh, j'ai donc une invité... Bonsoir. »

Le pleur strident de la pierre retentit à nouveau alors que la poupée dont la voix haut-perché avait retentit alors s'approchait de l'armoire, rampant comme un chasseur à l'affut.
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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Ven 28 Oct - 13:58

Bonbon se fit la plus petite possible sur son haut d'armoire, ce qui n'était de toute évidence pas aisé compte tenu du fait que son dos frottait le plafond et qu'elle se retrouvait donc à complètement dépareiller avec la forme générale du meuble. Bonbon, voyons, tu sais bien qu'un cercle ça ne peut pas rentrer dans un rectangle, quand tu les mets côte à côte c'est visible, alors pourquoi penser que ça semblerait discret de poser un cercle sur un rectangle ! On voit tout de suite la différence ! Bon, d'accord, il n'y a pas de meuble rond dans les environs, je sais, mais quand même, tu pourrais paraître un peu plus... carrée ? Remarque plus carrée que toi... Bah c'est une armoire. Si les poneys pouvaient se changer en armoire ça se saurait ! Remarque il y en a bien un qui va faire ça dans quelques heures quand tu seras partie alors bon... La porte s'ouvrit alors. Bonbon se figea. En haut des escaliers, l'ombre d'un poney. Finalement, ce n'était donc pas un si grand danger que cela. Mais il y avait quand même quelque chose qui puait dans toute cette histoire... La porte se referma toute seule quand le poney avança dans les escaliers.

« ... Hérésie... »

Le poney ne portait pas de corne, il était impossible qu'il puisse fermer la porte comme ça. A moins qu'il ne soit une licorne ? Mais non, l'obscurité se dissipa peu à peu devant les yeux de Bonbon alors qu'un bruit métallique ponctuait chaque seconde : le poney était à présent en bas des escaliers. Leurs yeux se croisèrent. Attends non... Rah, mais si à chaque fois que je dis quelque chose tu me contredis Bonbon ça va pas être possible là ! D'abord le fait que le poney n'est pas une licorne, maintenant il n'a pas d'yeux, ben voyons ! Attends, si, y'a quelque chose sur ses cavités... Des boutons ? Mais c'est trop choupinoupinet ! Euh... Ouais enfin quand ça dégouline pas de sang, ça va de soi. Bonbon plissa les yeux en une expression de haine profonde, visiblement il y avait quelque chose de magique, et même plus que ça, de sorcier en dessous de cette histoire. Encore une mauvaise blague de Discord ? C'était bien plus glauque que ce qu'il faisait d'habitude, et le seigneur du chaos était censé ne plus avoir tant de pouvoirs qu'avant. Mais pour Bonbon, c'était sans doutes une farce de Discord, après tout il était le seigneur le plus puissant qui soit en temps normal...

Et il faut dire que l'apparence mêlant divertissement et horreur de la bestiole qu'elle avait devant elle un peu plus bas corroborait ses dires : c'était une sorte de poupée de chiffon, mais elle se déplaçait toute seule. De façon un peu décousue - coudre, rapiécée, vous avez compris ? - mais malgré tout toute seule, sur ses sabots de métal. Elle avait même une queue et une crinière qui cachait son visage en grande partie... Un visage très étonné. Ah, oui, c'est pas tous les jours qu'on voit un poney perché chez soi. Bonbon lui rendait un regard foudroyant, comme prête à feuler, mais ses sabots tremblaient sur le meuble. C'était complètement impensable et dégoûtant... Soudain, la poupée de chiffon sourit. Oh... Oh ! Oh, c'est... un beau sourire... Mon Dieu, ceux sont des rasoirs ?! Ce poney a de vraies dents de requin nom d'un sucre d'orge !

« Oh ? Ohohoh, j'ai donc une invitée... Bonsoir. »

Un peu plus tôt la poupée avait tombé la mâchoire, eh bien c'était au tour de Bonbon cette fois-ci d'écarquiller les yeux et de la fixer avec la bouchée béante : est-ce que ça venait de parler ? Mais vraiment ? Avec des mots équestriens et tout le toutim ?!

Criiik... criiiik...

Oui je sais je suis nul pour les onomatopées, c'est pas un criquet qui chante mais le bruit des sabots de métal du machin qui avance là. Mais si, tu sais, le truc qui faisait clop clop avant. Si c'était un criquet j'aurai dit crii crii, pas criiik criiik, le k est important, parce qu'elle relève un peu les sabots quand même et que de toutes façons quand ça s'arrête ça cogne contre la pierre ! Oh puis zut, mon onomatopée est très bien de toutes façons. Ah puis voilà, vous me déconcentrez et j'oublie ma Bonbon moi ! Cette dernière, voyant l'entité approcher de façon pour le moins dangereuse, sentit son poul s'accélérer, ses oreilles siffler entre deux battements, ses yeux s'humidifier à force d'être grands ouverts pour ne pas perdre du regard cette créature des enfers. Que faire, que faire ?!

« H... hé... Prend ça ! »

Tchac ! Bonbon tendit brusquement son sabot armé en avant, bien contente de l'avoir préparé avant d'entrer dans le portail, et tira un carreau d'arbalète en direction de la créature, visant entre les deux yeux de la bête dans l'espoir de faire un maximum de dégât. Alors que le carreau sifflait dans les airs, la jument se redressa autant que possible pour au moins séparer son ventre du meuble afin d'ancrer ses sabots postérieurs contre le mur et ses sabots antérieurs sur les portes de l'armoire, et s'assurant que la bête n'avait pas esquivé son carreau d'arbalète elle bondit soudain en avant dans l'intention de lui asséner un cou, criant à pleins poumons pour l'impressionner et oublier sa peur.

« WOUYAAAAAH !!! »

Vas-y ninja Bonbon, tu peux l'avoir !



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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Lun 30 Jan - 23:12

La peur se dessinait sur le visage de l'intruse, et rien n'aurait pu faire plus grand plaisir à l'étrange créature qui rampait dans sa direction. Elle la voyait trembler, et cela assouplissait ses lent pas. Elle la voyait écarquiller ses yeux, et cela faisait danser sa tête sur ses épaules. Elle la voyait claquer des dents, et à son tour vit claquer les siennes en un rire presque mécanique, si rauque qu'il ne semblait pas venir de la même gorge qui avait laissé plus tôt s'échapper un gloussement si cristallin.

« H... hé... »

En voyant Bonbon essayer d'articuler un mot, la poupée de chiffon calma son rire, et sépara lentement ses deux rangées de dents, passant sa longue langue bifide le long de ses étranges lèvres avec un soupir long et bruyant.

« Prend ça ! »

Aussi imprévisible qu'elle l'avait été depuis que l'entité l'avait remarquée, Bonbon quitta soudain son perchoir, jetant d'abord un sabot en avant pour lancer un projectile sur la créature avec l'intention de la touche évidemment. La poupée de chiffon perdit instantanément son sourire, sursautant à nouveau avec la mâchoire aussi tombante que plus tôt : est-ce qu'elle venait vraiment de l'attaquer à l'aveugle malgré sa terreur un peu plus tôt ? Plus surprise que jamais, la créature reçu le carreau d'arbalète entre les deux yeux. La force d'envoi du projectile la propulsa sur ses sabots antérieurs et la fit peu à peu tomber sur le dos, le cuir s'enroulant autour de la fléchette de métal.

« WOUYAAAAAH !!! »

Le deuxième assaut ne fut presque pas nécessaire, mais la masse du corps de Bonbon s'abattant sur la poupée de chiffon la fit perdre ses dernières onces d'équilibre et s'écraser avec lourdeur sur le sol de pierre. La chute résonna dans toute la pièce et sembla presque ébranler toute la demeure souterraine. Lorsque le corps de Bonbon s'appuya de tout son poids sur celui de l'entité, peu à peu la réelle confection de celle-ci se dévoila : son corps était composé de pan de cuirs, mais pas un simple cuir tanné, non c'était un cuir qui avait été découpé à même un être vivant sans être traité et qui avait été cousu avec du gros fil, rapiécé comme l'apparence le laisser songer. Quant à l'intérieur de la créature, c'était ici que tout semblait le plus étrange : il semblait que l'intérieur mêlait un contenu naturel pour une sorte de peluche, un peu de coton qui avait vieilli et légèrement durci, mais aussi quelque forme de matière légèrement caoutchouteuse, élastique, et à la fois étrangement spongieuse.

THOMP

Bonbon atterrit sur ce coussin étrange avec brutalité, mais son sabot n'alla pas frapper dans ce corps pour autant : il s'abattit violemment juste à côté de la tête de la créature qui avait décalé celle-ci sans difficulté. Défigurée par le carreau qui avait partiellement déchiré le milieu de son visage, l'entité équestre affichait un sourire dément alors que ses yeux inexpressif en boutons tombaient faiblement de part et d'autre de la fente. Celle-ci ne laissait paraître qu'une masse noire spongieuse assez indéfinissable. A nouveau, un rire s'échappa de sa gorge. Non, ce n'était pas un rire, mais une multitude de rire : un rire cristallin moqueur, un rire grave hystérique, un rire rauque métallique, un rire féminin et hautain. Tous semblaient se mêler pour se moquer de l'échec pitoyable de l'adversaire de la poupée de chiffon.

Soudain, un bruit de déchirure survint : le cuir autour des épaules de la poupée sembla se détendre de même que les coutures en ces lieux, indiquant que l'ouverture s'était créée dans le dos de la créature. Sur la sol de pierre, deux ombres noires se dessinèrent. Non, ce n'étaient pas deux ombres, c'étaient réellement des membres. Un troisième s'y joint, puis un quatrième, et bientôt trois forme fines et noires s'étirèrent dans le dos de la créature et s'abattirent sur Bonbon, s'emparant de ses sabots avant pour l'immobiliser alors que deux des appendices se glissaient, beaucoup plus lentement que les deux précédents, autour de la gorge de Bonbon. La forme de ce qu'on aurait pu grossièrement appeler des tentacules semblait incertaine, comme un mauvais dessin, comme une ombre opaque...

A mesure que les rires déments de la poupée de chiffon s'intensifiaient, attaquant de soubresauts violents le corps de l'entité qui se cabrait au sol, les formes noires se resserraient de plus en plus autour du fragile cou d'oiseau qu'elles retenaient, et serraient toujours plus les membres de la jument à mesure qu'elle se débattait.
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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Jeu 2 Fév - 1:34

Hors-RP:
 

Comme un tigre Bonbon avait bondit toutes griffes dehors, même si concrètement un poney ça n'a pas de griffes, d'ailleurs un poney avec des griffes ce serait moche, ou en tous cas ça ferait sacrément peur, mais faire peur en cet instant était bien ce dont avait besoin Bonbon, elle aurait bien troqué ses jolis sabots vernis contre d'affreuses griffes à en perdre sa beauté de lady pour pouvoir repousser ce genre de bestioles d'hérésie très loin d'elle, mais d'un autre côté échanger un membre naturel avec quelque chose du même genre serait de la magie donc de l'hérésie, alors finalement un bon coup de sabot dans la figure du monstre ferait l'affaire ! Ouf, j'ai besoin de reprendre mon souffle moi... Avec la lourdeur d'une pierre, Bonbon atterrit directement sur le monstre. Le carreau avait fait mouche, allant se planter entre les boutons de la poupée. D'ailleurs, si le carreau avait emporté une mouche avec Bonbon n'aurait pas été surprise ! Elle est bonne tireuse ma Bonbon ! Hum.

Le soucis était qu'à l'atterrissage tout ne se passa pas comme prévu : son sabot frappa dans quelque chose d'anormalement dur qui ne se brisa pas, lui arrachant un cri de surprise alors qu'elle le relevait aussitôt en espérant ne pas s'être blessé. Au contraire de son sabot, sa croupe avait atterrit sur quelque chose d'anormalement mou et spongieux qui lui arracha une mine dégoûtée. Cela n'avait rien d'un corps de peluche ou quoique ce soit du même type, pour sûr ! En fait si je voulais être indélicat je dirais qu'il y a plein d'organes dans ce truc, mais non, le maître du jeu n'oserait quand même pas... N'est-ce pas ? Si ? Bon, remarque ce n'est pas une surprise les maîtres du jeu sont des pervers psychopathes sadiques. J'ai rien dit ! J'ai rien dit ! Ne me mettez pas d'avertissement, promis, je l'aime le maître du jeu il est cool ! Sauf quand il veut tuer ma Bonbon...

« Argh... ?! »

Et le soucis, c'est que c'était ce qui arrivait en cet instant même. Bonbon  eut un mouvement de recul lorsqu'un bruit de déchirement survint, mais elle eut à peine le temps de remarquer les... les... Bon, je suis désolé, c'est très tendancieux mais là c'est ce que j'appelle des tentacules ces gros trucs noirs, et ça ne me rassure pas du tout pour la suite des événements, je n'ai pas signé pour ça moi nom de nom ! Les tentacules s'étaient déjà enserrées sur les sabots avant de la chasseuse de monstre, l'empêchant de s'enfuir. Elle tenta bien de se relever et de tirer, mais la force du monstre était bien trop élevée pour elle, si bien que lorsque les tentacules noires se glissèrent autour de son cou elle ne put qu'observer avec terreur le visage déformé du monstre pris d'un rire hilare, un rire de fou.

« Non ! N-... Kh... Rh... »

Une force redoublant avec les rires, je dis bien LES rires, de la créature s'appliqua alors sur la gorge de Bonbon. Plus elle tirait, et moins elle sentait le sang circuler dans ses membres antérieurs. Si cela continuait, avant même d'avoir pu perdre connaissance à cause du manque d'air ce seraient les os de sa gorge qui avaient été brisés, elle ne mourrait pas d'étouffement mais du coup du lapin ! C'est ironique pour un cheval... Euh... Un poney... Une jument ? D'ailleurs, pour le poney, c'est quoi la femelle déjà ? Ponette ? C'est pas très officiel tout ça. Ah, il faut que j'arrête de m'éparpiller, quand je stresse je digresse ! Graisse... Bonbon cessa tout mouvement, tentant tant bien que mal de préserver l'état de son pauvre corps. Respirant une dernière goulée d'air qu'elle parvint à arracher avant de sentir sa gorge se refermer totalement, elle tâcha d'économiser ces dernières particules d'oxygène tandis qu'elle plantait son regard sur le visage de son adversaire.

L'endroit que le carreau d'arbalète avait déchiré semblait presque lui confirmer son hypothèse pour le moins affreuse lancée un peu plus tôt. Quelque chose dans cette créature avait quelque chose de l'organe pourrit. Et ces tentacules à la forme étrange... Si elles n'étaient pas de la magie, elles pourraient être une forme d'organes aussi. Des boyaux, qu'en savait-elle ? Mais cette déduction la fit grimacer, non de dégoût, mais de désespoir : visiblement cette créature n'avait rien de vivant, c'était une sorte de zombie qui ne ressentait pas la douleur. Si elle voulait se libérer, elle ne le pourrait pas en forçant ni en la blessant. Priez le grand Cthulu car il vous avait prévenu de sa venue ! Non, du calme, du calme... L'air passait de moins en moins au cerveau de la chasseuse de monstre, l'empêchant de réfléchir. Puisqu'elle ne pouvait pas réfléchir, alors autant agir !

« ... Pf... hh... »

Un sourire malsain apparu sur son visage. Mais puisqu'elle ne pouvait pas bouger ses sabots avant du poitrail du monstre, elle ne pouvait qu'espérer que son coup serait efficace et rapide, si elle ne voulait pas mourir écartelée. Cela fonctionnait, ou c'en était finit d'elle ! Fermant un instant les yeux, elle fit complètement le vide dans son esprit, chose assez aisée du fait de son état. Soudain, elle mit toute la force dont elle était apte dans ses membres postérieurs, tirant de toute ses forces sur ses sabots avants. Elle pouvait en perdre un sabot, peu lui importait ! Elle porta son sabot droit à son visage, mettant ainsi son arbalète à portée de dentition, et profitant de la charge double de son arme tira à nouveau dessus. Le but était de tirer dans le croisement que formaient les tentacules qui l'étranglaient, afin de peut-être les endommager suffisamment pour les briser et se libérer. C'était sa dernière chance... Il fallait croiser les sabots !

Tchac !



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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Ven 3 Fév - 1:32

Conseil:
 

Un sentiment de délectation se fit entendre dans des rires presque soupirés de la gorge de la créature alors que la douleur de sa victime s'intensifiait. Le craquement léger des os du coup de la jument qui commençaient à se faire sentir, témoignant de la fragilité du squelette tendant à peu à peu se contracter jusqu'au point de rupture. Est-ce que le poney aurait la bêtise de pousser sa chance jusqu'à cette limite ? Telle était la question, et le doute ne faisait que rendre le danger de mort plus délectable encore. Il n'y avait rien de drôle dans l'assurance d'une mort soudaine, les préliminaires étaient plus divertissantes, une torture lente et douloureuse, aussi bien mentale que physique. Peu à peu perdre ses capacités, ses sens, ses pensées, n'être plus qu'une machine de douleur, puis plus rien, le vide.

« HAaaAHHhaAaAAHhaHAahaaHAHAHHAaaAahHahHA !!! »

Le rire tortueux de l'entité n'en finissait plus, elle se tordait d'hilarité sous le poids de sa victime qui peu à peu perdait ses forces. Pourtant, quand la faible bête aurait dû abandonner toutes chances de survies, elle eut un sursaut de force qui arracha un hoquet dans les rires de la poupée de chiffon. Celle-ci n'en fit pas cesser pour autant la créature de se laisser aller au fou rire, au rire fou, au rire du fou, fou de rire, alors que ses appendices se resserraient toujours plus autour de leur proie tentant de s'échapper. Il n'en resterai que des morceaux, petits morceaux, petits restes, des miettes d'oiseau ! Le rire de la poupée de chiffon redoublait encore et encore à mesure que la force de Bonbon se décuplait sous ses liens puissants. D'un coup, les sabots avant de la jument se levèrent, sous le sourire malsain de la poupée. Un sourire malsain qui rencontra son reflet dans le visage de Bonbon.

« Parfaite... »

Tchac ! Alors que la poupée de chiffon admirait sa proie, une de ses innombrables voix constatant sa perfection dans un murmure entre les rires des autres, un bruit sec et bref retentit. Quelle était la perfection que l'entité voyait donc chez sa victime ? Une forme de création à l'identique peut-être ? Après tout, reflet pour reflet, telles un miroir les deux guerrières s'affrontaient, des monstres de force et d'acharnement, des monstres de folie. Peut-être. Ou peut-être pas. Mais le visage de Bonbon avait éveillé chez la créature un court moment d'inattention qui lui valu un échec : soudain, un carreau d'arbalète sorti de l'arme de sabot de la chasseuse, et fila dans l'air avec un sifflement avant d'atterrir dans la gorge de la poupée de chiffon. Les rires de celle-ci cessèrent, pas aussi soudainement que l'arrivée du carreau bien entendu, ils retombèrent comme une déception sur les épaules du rieur.

La nature des tentacules se révéla : il n'y avait rien d'organique dans ces appendices noirâtres, et même si l'apparence graisseuse du tout avait quelque chose de l'organe purulent il n'en était rien. Les fils qui composaient le tout se séparèrent tour à tour, lentement, dans le silence qui s'était alors imposé, et les cheveux noirs qui sortaient du dos de la créature retombèrent alors lourdement. Ils étaient épais, bien plus épais qu'un crin de crinière équestre, aussi épais que du fil de fer mais avec la même fragilité qu'un cheveu bien plus fin pourtant, mais une graisse qui les recouvrait les rendait lourds, résistants, formant un tout de cette infinité qui avait quelque chose de presque tentaculaire en effet. Le carreau d'arbalète avait filé dans le tout, et la fléchette avait pu découper un certain nombre des mèches qui composaient le piège, même si la plupart avaient en vérité cédé sous l'impact de la rupture des mèches voisines.

Une grande partie des cheveux qui retenaient la gorge de Bonbon retombèrent mollement, même s'il en restait encore pour retenir sa gorge. L'entité se redressa, plongeant son regard... non. Plongeant son attention au travers de son faux regard de bouton dans les yeux de la jument à la limite de la perte de connaissance. Elle étira un large sourire, mais celui-ci n'avait plus rien du sourire rieur, amusant, moqueur de la petite fille. Il était menaçant, glacial, comme la voix qui s'éleva alors.

« Tss tss tss... Tu devrais dormir à présent... Hahaha ! »

Les cheveux retombèrent le long du corps de Bonbon, délaissant de la graisse autour de son coup : une épaisse marque rouge sombre couvrait à présent le cou et les sabots de la chasseuse de monstre. Le temps passé sans air pour la jument ne lui laissa pas reprendre sa respiration après sa libération, au contraire, et alors que le rire grave de la poupée de cheveux s'éternisait, elle sombra dans l'obscurité la plus totale. Les forces s'amenuisent, l'air s'échappe, le regard se trouble, puis le noir complet. L'évanouissement.


« Les chances ne sont pas perdues. »

Sur ce murmure d'un allié extérieur que Bonbon n'avait guère eu le temps de rencontrer, celle-ci se réveilla soudain au milieu de la cave une fois de plus. Mais contrairement à plus tôt où son réveil après le saut dans le portail s'était fait en douceur sur le sol de la pièce, c'était un sol glacial qui accueillit son dos alors que ses sabots étaient écartelés de part et d'autre de son corps. Sur ses sabots antérieurs et sur son cou, ayant partiellement coulé sur son poitrail, la graisse qui s'était révélée sanguine était toujours présente. L'air était difficile à capturer encore, mais un tube souple enfoncé par sa bouche directement dans sa gorge avait visiblement servi à lui redonner vie. Les ennuis ne sont pourtant pas finis sucre d'orge, car tu n'es pas libre : les liens métalliques que tu as remarqué plus tôt sur la table sont à présent soudés à tes sabots.

Une mélodie familière s'éleva doucement à mesure que la conscience de la victime revenait. Clapotis, clopin-clopant, claquement hoquetant, cacophonie cliquetante. Cataclop, cataclop, cataclop. Le boitement familier de l'entité retentissait à nouveau au dessus de la tête de Bonbon, elle était à l'étage sur son sol de bois et trottait d'un endroit à l'autre maladroitement comme si ses sabots ne la tenaient pas. Elle ne trainait pas les sabots comme plus tôt, elle semblait plutôt tituber, tâtonner, tapoter de toutes parts, tic-taquer comme une horloge sur le parterre de bois pour organiser quelque chose. Après tout, elle avait une invitée de marque.

Une invité qui nécessitait de sortir les couverts et de mettre les petits plats dans des grands : sur la table à laquelle était attachée Bonbon, de nombreux outils avaient été étalés, ce qu'elle avait mépris pour de simples outils de bricolage étaient à présent exposés tout autour d'elle, menaçant de leurs lames dentelées, de leurs pinces effilées, de leurs pointes tordues les membres déjà affaiblis de la jument. Couteaux, ciseaux, clous et autres cisailles étincelantes faisaient de l’œil à la nouvelle œuvre de la poupée de chiffon. Ces outils étaient bien trop bien nettoyés pour n'être que de la décoration... Et ceux qui ne l'étaient guère n'étaient pas vraiment rouillés tous comptes fais, la rouille et le sang, cela revenait presque au même à celui dont l’œil n'est pas suffisamment avisé du danger. Le sang et le fer, après tout, cela se ressemblait à l'odeur...
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MessageSujet: Re: Hérésie, vous avez dit hérésie ?   Dim 5 Fév - 0:56

Hors-RP:
 

Tchac !

Si Bonbon n'avait absolument plus conscience des bruits ni plus de la douleur dans l'état actuel des choses, ne sentant absolument plus ni ses sabots ni sa gorge, et si sa tête était complètement vide, oui, encore plus vide que d'habitude, même si je ferais mieux de me la fermer parce que si sa tête est vide c'est entièrement de ma faute le reste du temps et non de la faute de tentacules venues d'un autre univers, ses yeux avaient une concentration totale sur son environnement. Oui je sais vous avez perdu le début de la phrase et vous venez de la relire en vous disant que je parle trop, mais c'est comme ça alors vous allez devoir faire avec ! Je parle beaucoup et je fais de longues phrases parce que je dis de la merde au milieu de l'action, comme ce que je fais en ce moment même alors que les pupilles de Bonbon se contractaient face à la réalisation de la nature de ce qui l'avait attaqué.

Peut-être qu'il y avait beaucoup plus à l'intérieur de la poupée de chiffons que ne le pensait la jument, parce que si son corps étaient spongieux comme un organe ce qui l'entourait en ce moment n'était pas vraiment du genre de choses qui sont à l'intérieur du corps d'habitude. On se croirait dans un vieux film d'horreur japonais... Mais le pire, c'est que c'en était encore plus dégueulasso-terrifiant : Les tentacules se séparèrent en filaments, pour sûr la situation devenait de plus en plus capillotractée ! Des cheveux. C'étaient des cheveux qui avaient servi jusqu'à présent à étrangler Bonbon. Comme si cela lui rappelait qu'elle n'avait plus d'air, elle tenta de se débattre à nouveau, mais sa vue se troublait. Elle voyait bien le monstre parler, mais sa voix n'atteignait pas ses oreilles. Elle ouvrit la gueule en un cri silencieux.



« Les chances ne sont pas perdues. »

Qui est-ce ?! Bonbon ne parvint pas à exprimer oralement cette exclamation, manquant de s'étouffer elle tenta de tousser mais vainement : quelque chose obstruait sa gorge, lui permettant seulement de respirer. Elle ouvrit les yeux, observant aussitôt les alentours. L'obscurité était toujours présente, mais elle y était bien habituée à présent. Elle n'avait pas bougé de l'étrange cave, au contraire, elle était encore plus attachée à cette pièce à présent, et bien attachée : ses sabots étaient écartés de part et d'autre de son corps, liés à la table par les attaches de fer qu'elle avait remarqué plus tôt. Son regard s'attarda sur son sabot avant droit où devait se trouver son arbalète, celui-ci était couvert de sang comme l'autre, et certainement comme son cou si ses suppositions étaient correctes.

Peu à peu, ses sensations se réveillèrent, sa gorge lui brûlait atrocement mais ce qu'elle y remarquait surtout plus que la brûlure due à l'étranglement c'était ce tube étrange en plastique qui la gênait tant mais avait quand même servi à la ranimer. Eh bien, ils sont sympa les monstres ici ! Quoique ça manque de thé avec ses petits gâteaux, et puis bon la table c'est pas très confort tout ça, mais sympa quand même de pas laisser sa victime mourir comme ça. Après tout si ça se trouve elle est vachement sympa la poupée de chiffon et elle voulait juste discuter. Jamais ! Hérésie ! Oui je reproduis Bonbon là. Quoi, c'est bien ce qu'elle m'aurait dit non ? Sa langue était prise dans le système, sans doutes pour l'empêcher de l'avaler et donc de s'étouffer avec pendant son petit comas. Mais à présent, il lui fallait se débarrasser de ça. De ce tube, et de ces liens ! Hors de question de rester plus longtemps ici, elle devait s'enfuir au plus vite, tant pis pour l'extermination de monstre elle pourrait revenir mieux préparée la prochaine fois mais actuellement ce serait comme s'attaquer à un dragon ou à une chimère affamée : une pure folie.

Aubaine : la créature était visiblement à l'étage de nouveau. Mais si elle l'avait mise ici, c'est qu'elle ne tarderait pas à revenir pour finir le travail, et de façon assez dégueulasse au vu de tous ces outils pointus qu'il y avait juste à côté. Berk, rien que de les regarder ça me donne la nausée... Bonbon tenta d'ignorer du mieux qu'elle pouvait ce qui encombrait sa gorge et la douleur qui se faisait toujours ressentir, et étirant autant que possible ses sabots gauches elle se tendit vers la droite afin d'observer le sang qui entourait son sabot : il était gras lorsqu'elle l'avait senti autour de sa gorge, et avait collé en une énorme tentacule des milliers de cheveux, est-ce que c'était trop spéculer que de penser que ce sang était suffisamment gras pour lui faire glisser son sabot hors de l'emprise du lien ? Le monstre avait négligé de la nettoyer, mais rien n'indiquait qu'il prévoyait qu'elle se réveillerai avant son retour. Au contraire...

En tous cas, cela expliquait beaucoup de choses : les outils n'étaient pas des objets de bricolage, mais des outils de torture ou de dépeçage, et cette odeur âcre était celle du sang. Mettant cela dans un coin de sa tête pour ne pas trop s'entêter dessus et ainsi éviter de paniquer, Bonbon entreprit de tourner et retourner son sabot dans tous les sens, tentant d'utiliser le sang pour graisser ses liens et ainsi glisser son sabot hors de l'emprise comme s'il était enduit de savon, quitte à ajouter de la bave dégoulinant du tube si cella s'avérait nécessaire. Une chance que le sabot d'un poney soit aussi épais que le reste du membre, cela lui permettrait de s'en libérer plus rapidement, elle trouverait ensuite un moyen de libérer ses sabots postérieurs et s'empresserait de trouver un moyen de sortir d'ici, ou de bloquer la porte. Mais avant ça il fallait trouver ses affaires. Ouvrir les meubles, le coffre cette fois-ci le plus doucement du monde pour ne pas le faire grincer.

Vite, glisse hors de cette attache fichu sabot...



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